De plus en plus de photographes court-circuitent le marché du livre photo en créant et en vendant eux-mêmes leurs livres. L’auto-édition permet de s’affranchir des codes et des formats, c’est aussi une expérience semée d’embûches
Nouvel outil journalistique, le webdocumentaire suscite l’engouement des photographes, reporters de presse et de télévision, designers internet. Les expérimentations se multiplient, mais le modèle économique est toujours inexistant.
En 2009, le hasard mettait au jour les images d’une inconnue, Vivian Maier. Durant un demi-siècle, cette gouvernante d’enfants de Chicago pressa le déclencheur de son Rolleiflex pour saisir des images dignes des plus grands noms de la photographie de rue. Vivian Maier est morte dans l’anonymat, ses clichés font aujourd’hui le tour du monde.
C’est ce que proclame le site Internet de la galerie PhotoArtSize. Retour sur une évolution récente : l’entrée en galerie du photojournalisme, pour le meilleur et pour le pire.
Paul Strand et Henri Cartier-Bresson, grands photographes du XXe siècle, ont tous deux vécu au Mexique au début des années 1930. Pourtant, les images qu’ils en ramènent n’ont rien de semblable. La Fondation Cartier-Bresson a choisi de les confronter, dans une exposition ouverte jusqu’au 22 avril à Paris.
L’une travaille en couleur, l’autre en noir et blanc. L’une a suivi des soldats écossais, l’autre des Marines hollandais. L’une a intitulé son projet “We are not the Dead”, l’autre “Here are the young men”. Interrogées par 6Mois, les photographes Lalage Snow et Claire Felicie se défendent d’avoir copié l’autre.
Couleurs saturées, format carré, bordure sombre… Les photos réalisées avec un Iphone et soumises à l’application Hipstamatic envahissent depuis peu la presse, le net, les agences… Le photoreportage réalisé avec un IPhone est né et prend une place de plus en plus importante dans le milieu du photojournalisme.
Dix ans après le début de la guerre en Afghanistan, retour sur le travail de la photographe Lana Slezic qui s’est jetée à corps perdu dans l’Afghanistan pendant deux ans pour témoigner du sort des femmes après la chute du régime taliban. Son travail est exposé à partir du samedi 15 octobre au Delhi Photo Festival, premier festival international de photographie indien.
Imaginez un homme, armé de sa chambre photographique –un appareil lourd à porter, et lent à utiliser- jouer des coudes dans la foule des immigrés fraîchement débarqués aux Etats-Unis, interpeller des gens pressés l’« instant » d’une photo. Imaginez-le, à 57 ans, se hisser au sommet de l’Empire State Building en construction, suspendu à un filin, son appareil sous le bras, pour être au plus près des conditions de travail des ouvriers.
Cet homme s’appelle Lewis Wickes Hine (1874-1940). A Paris, la Fondation Henri Cartier Bresson lui rend hommage.
N°3 - Printemps 2012
•
•
Récit JE M’APPELLE FILDA
•
Portfolio LES FRÈRES DE LA ROUTE
•
Mémoire ROUGE DE CHINE
•
Jeudi 20 septembre




