7 novembre 2013

MARION QUILLARD, LAUREATE DU PRIX DES ASSISES DU JOURNALISME

Son enquête, « Les risques du métier », avait été publiée en mai sur le site de 6Mois



Les prix des Assises du journalisme 2013 ont été remis le 6 novembre à l’Hôtel de Ville de Metz. Dans la catégorie « enquête et reportage », dont le jury était composé d’étudiants en journalisme, le choix s’est porté sur « Les risques du métier », un article de Marion Quillard, journaliste à la rédaction de 6Mois/XXI.

Dans la catégorie « Journalisme », le livre de Janet Malcolm « Le journaliste et l’assassin » a été récompensé tandis que dans la catégorie « Recherche », c’est le travail de Nicolas Kaciaf sur l’histoire des pages politiques dans la presse française depuis 1945 qui a été primé.

L’information mérite-t-elle que l’on risque sa vie pour elle ? A partir de quand une guerre devient-elle trop dangereuse pour être couverte ? Ces questions, qui se posent aujourd’hui d’autant plus que les drames se multiplient en Syrie et dernièrement au Mali, sont au cœur de l’article de Marion Quillard.

« Mon point de départ a été la décision du Sunday Times » explique-t-elle. En janvier dernier, le quotidien britannique a fait savoir qu’il ne publierait plus de photos prises en Syrie par des pigistes pour ne pas les encourager à prendre des risques démesurés. « Les photographes me disaient tous la même chose, raconte Marion, ”notre métier c’est d’aller sur place, il faut continuer à photographier la Syrie”, mais ils disaient aussi ”la décision du Sunday Times n’est pas anodine, elle trahit une des souffrances de ce métier”. »

L’article se concentre sur les photoreporters. Il aurait pu évoquer les souffrances des pigistes qui travaillent stylo en main ou caméra sur l’épaule : danger, précarité, manque d’argent… les obstacles sont les mêmes. « La seule différence c’est que la dégradation en photo apparaît plus violente, explique la lauréate. C’est une profession réputée, qui a même un côté glamour, mais elle se casse la figure. »

La Scam (Société civile des auteurs multimédia) vient de publier une étude sur le sujet intitulée De quoi vivent les journalistes ? Au chapitre « correspondants de guerre », on apprend qu’en 2013, en France, un photographe sur deux gagne moins de 13 000 euros par an. Un sur trois vend ses photos à moins de 30 euros.

Mathieu Palain


Cliquez ici pour lire l’enquête de Marion Quillard, "Les risques du métier".



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