5 décembre 2014

Les dessous de l’image

"Souvent, il n’y a pas de père"

Oriol Segon Torra

Chaque semaine, un photographe décrypte l’une de ses images qui l’a marqué



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© Oriol Segon Torra

« Au Honduras, le taux de grossesses adolescentes est très élevé. Rien que dans cet hôpital de Tegucigalpa, la capitale, environ 40 % des bébés naissent de mères ados. Le plus souvent, il n’y a pas de père, il refuse d’assumer. C’est un tel phénomène qu’on ne parle jamais de « grand parents », seulement de « grand mères ».


Le couple sur la photo relève donc plutôt de l’exception. Maria, la mère, a 13 ans. On voit au sac poubelle de vêtements qu’elle n’est pas riche. Sa famille n’est même pas venue la soutenir. Beaucoup de jeunes mères se retrouvent seules avec leur bébé non désiré.

Le père est quand même venu à la maternité. C’est sa première rencontre avec le nouveau-né. Il est préoccupé. On voit qu’il n’est pas prêt à être père, il ne sait pas trop quoi faire de cette petite chose qui tête devant ses yeux. Il garde ses distances. Maria le regarde d’un air résigné. »


Propos recueillis par Victoria Scoffier



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